LES 5 ROUTES MAJEURES D'EDO A KYOTO A L'EPOQUE EDO (1603–1868)
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(SOURCES: WIKIPEDIA) Les Cinq routes d'Edo, ou Gokaidō étaient, durant l'époque d'Edo, cinq routes majeures partant de la ville d'Edo. Elles reliaient la capitale du Japon Edo (aujourd'hui Tokyo) aux provinces périphériques pendant la période Edo (1603–1868). Le plus important de ces itinéraires était le Tōkaidō, qui reliait Edo (la Capitale) à Kyoto (Résidence de l'Empereur) en longeant la mer. Des guichets postaux ont été installés le long de l'itinéraire pour permettre aux voyageurs de se reposer et d'acheter des fournitures.

    Pour connaître l’histoire de cette route, remontons le temps et arrêtons-nous à l’ère Edo. À cette époque c'est un systéme Féodal, le règne des shoguns était implacable et on peut dénombrer environ 200 princes ou seigneurs faisant partie de la catégorie des Daimyo (Les nobles). Le terme shogun, du japonais shōgun, signifie « général » ; il devint un titre indiquant souvent le dirigeant de facto du Japon (dictateur militaire), alors même que l'empereur restait le dirigeant de jure (en quelque sorte le gardien des traditions).

   Le Tôkaïdô est la route empruntée par les Daimyo pour aller d'Edo (lieu de résidence du shogun) à Kyoto. Suite aux règles édictées, les Daimyo sont tenus de faire le voyage tous les ans et de résider un an à Edo. Les Daimyo se déplacent avec toute leur suite qui peut comporter jusqu’à 1000 personnes.

   Cette route est alors quotidiennement empruntée par les processions seigneuriales, mais aussi par les voyageurs, les paysans et les moines. L’axe étant assez long (environ 550 kilomètres), il est jalonné de 53 stations prévues pour le repos des marcheurs. Ces stations, qui sont actuellement des villes, étaient distancées d’une dizaine de kilomètres et fournissaient le nécessaire pour les marcheurs (écuries, auberges, restaurants, hôtels).

   Les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō étaient un sujet si populaire qu'elles ont inspiré à Hiroshige une série d'estampes. Le Tōkaidō de l'édition Hōeidō de ces estampes est l'œuvre la plus connue de Hiroshige et aussi la plus vendue dans l'histoire de l'ukiyo-e.

   Le huitième mois de 1832, Hiroshige se met en route pour le voyage de Edo à Kyoto sur la route du Tōkaidō, dans le but d'accompagner, sur ordre du shogunat, une délégation officielle convoyant des chevaux qui doivent être offerts à la cour impériale. Ces chevaux sont un don symbolique, fait chaque année par le shogun à l'Empereur, en reconnaissance de son statut divin.

   Le rôle de Hiroshige dans ce voyage officiel était, entre autres tâches, de fixer grâce à son art, certaines des cérémonies prévues. Les paysages qu'il traverse alors font une impression profonde sur l'artiste, qui dessine de nombreux croquis tout au long du voyage, ainsi que lors de son retour à Edo par la même route. Revenu chez lui, il commence aussitôt à travailler sur les premières estampes des Cinquante-trois Stations du Tōkaidō. Au total, il réalisera cinquante-cinq estampes pour la série, les cinquante-trois stations proprement dites, auxquelles il faut ajouter l'estampe correspondant au point de départ et celle correspondant au point d'arrivée (Ces 2 estampes décorent le haut de cette page).



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